Annexes et remerciements

Annexe 1 : Identification d’interlocuteurs concernés par le chantier de mise en œuvre d’un réseau de centres relais

Cette liste n’est pas exhaustive tant ce chantier devra mobiliser le plus grand nombre de partenaires. L’ordre de présentation ne révèle aucune hiérarchisation.

ARCEP, Autorité de régulation des communications électroniques et des postes

AFOM, Association française des opérateurs mobiles

AFORST, Association française des opérateurs de réseaux et services de télécommunication

DGE, Direction générale des entreprises

CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l’Autonomie

AGEFIPH ; Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées

FIPHFP, Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans les fonctions publiques

DGAS, Direction générale de l’action sociale

DGS, Direction générale de la Santé

Ministère délégué aux Personnes handicapées

Ministère délégué à l’Industrie

Ministère de l’Intérieur

Ministère de la Réforme de l’État

Ministère de l’Emploi

Ministère des Finances

Agence nationale des services à la personne

ADAE, Agence pour le développement de l’administration électronique

Annexe 2 : Présentation presse du film « Téléphoner, un droit pour tous »

Téléphoner, un droit pour tous, un film d’Agnès Poirier

Diffusion sur France 5 le samedi 11 novembre 2006 à 9h40.

Il paraît déjà loin le temps où William Kelly devait demander à sa fille entendante de téléphoner pour lui depuis le poste des voisins… Aujourd’hui, il peut en toute autonomie passer ses propres appels, en transitant par un Centre Relais, où un interprète traduit la communication téléphonique. Sa fille, Brenda Kelly-Frey est d’ailleurs devenue la directrice du Centre Relais du Maryland.

Pouvoir à toute heure du jour ou de la nuit joindre le correspondant de son choix a changé la vie de milliers de sourds aux Etats-Unis. Les Services Relais Vidéo ont été développés suite au vote de la loi de 1990 dénommée ADA (« Americans with Disabilities Act »), reconnaissant, entre autre, le droit des sourds à un accès aux télécommunications égal aux entendants.

Téléphoner via un Centre Relais nécessite un équipement simple : un ordinateur, une Webcam ou une télévision. Financé par un modique prélèvement effectué par la FCC (la Commission fédérale des communications) sur chaque abonnement téléphonique, le service est totalement gratuit pour les personnes sourdes. Derrière cette victoire, on peut lire quarante ans de lutte des associations de sourds américains.

Claude Stout, directeur de TDI (Telecommunications for the Deaf & Hard of Hearing Inc) nous décrit le TTY (télétype), inventé par un ingénieur sourd en 1964 comme étant au départ une imposante machine qui permettait d’envoyer et de recevoir des messages écrits via la ligne téléphonique. Dans les années 70, les premiers Centres Relais gérés par des bénévoles apparaissent, mais le dispositif était long à se mettre en place et ne fonctionnait pas la nuit.

Ed Bosson est informaticien et l’inventeur du Service Relais par Vidéo. Il lui a fallu convaincre la Commission d’utilité publique du bénéfice de la vidéo pour les sourds pratiquant la langue des signes américaine. Le test étant concluants, le système vidéo se met en place à partir de 2000 et représente aujourd’hui la moitié des appels, le reste transitant toujours par l’écrit. Nous assistons à des communications entre sourds et entendants traduites par un « interprète vidéo » qui mettent en lumière le fonctionnement de ces Service Relais. L’évolution constante des nouvelles technologies permet à Ed Bosson d’envisager de nouvelles avancées pour les sourds en matière de télécommunication.

Directeur de « Communications Service for the Deaf », Ben Soukup souligne la place de citoyen rendue aux sourds américains par la liberté de communication en langue des signes : outre les conversations privées enfin possibles, cette nouvelle autonomie a permis aux sourds d’être embauchés à des postes de responsabilité, au même titre que n’importe quel entendant

L’avocate Karen Peltz Strauss, considère le principe d’égalité face aux télécommunications comme un droit civique et pas un privilège que l’on peut supprimer. Toutefois, il reste des combats à mener comme celui auprès du Congrès pour que la loi s’applique également aux fournisseurs d’accès à Internet. Elle met en garde les associations de sourds afin qu’elles restent vigilantes pour ne pas risquer de perdre les acquis de ces dernières années

Le conseil d’administration de l’UNISDA tient à remercier :

  • Patrick Gohet, Délégué Interministériel aux Personnes Handicapées, pour son parrainage et ses encouragements,
  • Chacun des membres du comité de pilotage pour leur participation efficace, régulière et constructive à nos travaux,
  • Agnès Poirier pour la réalisation réussie du documentaire « Téléphoner, un droit pour tous »,
  • ainsi que l’équipe de tournage et les coproducteurs Point du Jour et France 5,
  • Les partenaires du film : la mutuelle Intégrance, France Télécom, SFR et Bouygues Télécom,
  • Hélène Mignon, vice-présidente de l’Assemblée nationale, pour son accueil au Palais Bourbon pour la soirée de présentation du 8 novembre 2006,
  • Jean-Marie Danjou, délégué général de l’AFOM, pour l’organisation de la rencontre du 6 novembre 2006 avec les opérateurs de téléphonie mobile,

Chacun des auteurs des contributions reprises dans ce recueil pour leur soutien précieux,

  • Fabrice Alves, de l’ARCEP, et Anton Battesti, étudiant en droit des télécommunications, pour leur aide à la lecture de la législation en la matière,
  • Laurence Vela, collaboratrice de l’UNISDA, pour les traductions des textes américains, demandées à la dernière minute,
  • Jessica Boroy pour la réalisation des supports visuels et sa patience.

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